Naaaaaaaaaa


Incarnez un shinobi dans l'univers de Naruto. La grande guerre ninja n'est plus qu'un lointain souvenir.
 

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 Ce chemin, seule la pénombre de l'automne l'emprunte encore * ♣ Ryuugen

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Tachibana Ryuugen
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MessageSujet: Ce chemin, seule la pénombre de l'automne l'emprunte encore * ♣ Ryuugen   Mer 11 Fév - 12:43




Tachibana Ryuugen (柳厳)





Age : 22 ans
Village : Konoha
Grade&rang : Hokage
Surnom : (太陽王)Taiyō-ō ▬Roi soleil  




Histoire



Jamais une menace
On disait beaucoup de chose à propos du clan Tachibana, du village caché de Konoha. Relativement récent,pour tout dire, on ne savait que ce que les rumeurs voulaient bien raconter à leur sujet. Ils étaient peu nombreux, vivaient reclus dans les vieilles ruines qui avaient été autre fois le quartier des Senju. Ils avaient seulement rebâtit par dessus , il n'avaient pas vraiment cherché à marquer leur suprématie par la construction d'un édifice, simple, large et somme toute très utile. Dénué de toute parure, comme un simple bâtiment civile et sans ambitions politique.  

Il avait été fondé soixante ans plus tôt par le premier homme portant le nom de « Tachibana » à s'être installé sur les terres du village. Tachibana Seiryu. Il était arrivé avec son très jeune frère, Suzaku de Dieu seul savait ou. Loin, à l'est répondait-il évasivement quand on lui posait la question. Deux enfant, lui n'était pas plus qu'un adolescent à l'époque, sans parents, juste seule avec rien d'autre qu'eux même. Le premier, avait subbit un entraînement militaire et on se plaisait à dire que ses proches étaient morts au cour de la guerre qui avait eu lieux quelques temps plus tôt. Le plus jeune était âgé de six ans et avait fait son entré à l'académie l'année qui avait suivit. Comme si c'était tout à fait naturel. Comme si de toutes les manières c'était exactement pour cela qu'ils étaient venus. Issus d'une famille de Shinobi à n'en pas douté. Cela dit tout le monde douta que « Tachibana » soit leur véritable nom.

Quelques années après son arrivée, et après s'être illustré de part ses talents aux yeux de la population konohajin, Seiryu avait épousé Nara Haruka et ils avaient fait bâtir cette grande maison sans visage dans lequel ils élèveraient leurs famille. La maison accueillerai aussi le jeune frère et son épouse. Il épousa une jeune civile du nom de Minami. Yû Minami. Le clan dès lors s'organisa de manière relativement simple, mais claire, nette. Division tripartite qui s'accompagna de la création de deux autres bâtisse.

Dans la maison du centre, se tenait Seiryu et son héritier direct, tête du dragon, famille dirigeante et tête de proue, créatrice des armoiries et des règles propres au clan, destinés à conserver les secret et les traditions.

Dans la maison du Sud, se tiendraient les membres annexes de cette portion de la famille, les moins doués pour les arts martiaux, avec pour but de se marier en dehors du clan affin d'y apporter du sang neuf. Généralement une femme de la branche centrale finissait toujours par épouser un de ses cousins des branches annexes.

La maison du nord, elle, accueillait la descendance de Suzaku. Destinée à fournir des guerrier prêt à offrir leur soutient à la branche principale, ils jouissaient cependant d'une plus grande liberté quand à l'établissement de leurs techniques.

On disait beaucoup de choses à propos du clan Tachibana. À propos du fait qu'ils contrôlaient strictement les naissances qu'ils engendraient, à propos des brûlures qui ornaient parfois la peau de leurs enfants, à propos de leurs yeux qui s'injectaient d'encre plutôt que de sang. On murmurait mais dans le font personne ne savait rien. Mais ils vivaient entre eux, en reclus à l’abri de tout conflits ne se mêlant ni de la vie politique du village , ni de la vie civile. Et si on savait qu'ils étaient des gens dangereux on disait aussi qu'ils ne deviendraient jamais une menace. Ils étaient efficace et ne se dressaient pas contre l'autorité, effectuaient leurs mission avec tout ce qu'on pouvait attendre, n'hésitant jamais à se salir les mains pour augmenter leur prestige...

Mais avant que l'autorité ne s'en méfie, pendant que le village tombait dans le chaos , ils avaient grandis, radicalement changés, non pas que ce soit particulièrement visible, au premier coup d’œil mais les mutation dans leur mode de fonctionnement et de penser avaient bien eu lieu.  Et rien n'aurait pu arrêter cet engrenage.

On disait beaucoup de choses à propos du Clan Tachibana, du village caché de Konoha. Et on avait pas finit d'en parler, n'en déplaise aux autochtones.

Huit clôt
C'était dans ce contexte dégagé de près de soixantes ans après la dernière guerre shinobi, que Ryuugen était née. Elle avait vu le jour dans la maison du Centre, en temps que dernière descendante directe de Seiryu, son arrière grand-père. Sa mère Tachibana Hanayo était la fille cadette de Suzaku quand à son père – et futur chef de clan – il était le petit fils du fondateurs. Genbu et Hanayo n'avaient pas choisis de marier , et sans doutes que si on leur avait laissé le choix, ils ne se seraient même pas adressés la parole. Il étaient trop différents sans doutes.  Mais ils étaient tout les deux doués dans leurs domaines respectifs et surtout, ils avaient tout les deux manifesté un don manifeste pour le contrôle de ce regard si particulier qui habitait les leurs.

Seiryu et Suzaku avaient été les premier de leurs propre lignée à manifester cette capacité et c'était de cette façon qu'ils avaient appris seuls à le gérer, avaient découverts leur propre force et fait les conclusions qui s'imposaient.  Honnêtement personne ne savait qui avait commencé à donner un nom à ceci. Mais entre eux il l'appelaient « Sakurangan »(作嵐眼)  , L'oeil qui créait des tempêtes. et il était fort à parié que l'ancêtre aurait fortement réprouvé ça. Mais il était mort quatre ans plus tôt. Les morts n'ont pas à donner leur avis, après tout.  Au village la chose était mitigée mais on parlait généralement de « l'oeil des Tachibana ». le reste du temps , on préférait se taire a propos de ce sombre mystère qui n'était jamais révélé qu'à ceux qu'il concernait directement. Tout les Tachibana ne le possédaient pas et il se murmuraient que ceux-là , n'étaient pas tenus informés de ses effets jusqu'au jour ou leur enfant se révélait porteur du gène. On l'arrachait alors à sa famille d'origine pour le placer en nourrice au sein de la branche souche.

Ryuugen, elle , n'avait pas non plus souffert de cette histoire biscornue. Puis qu'elle était née de deux parents porteurs et avait fait montre très tôt d'un talent similaire. À la grande joie du clan. Par ailleurs, Manabu – qui était le chef du clan à cette époque – avait étudié lui-même la pupille de sa petite fille et avait juré qu'elle était sans doutes plus performante que celle de ses prédécesseurs dans le clan. Signe que le gène se renforçait et n'avait pas fini de muter encore. Et c'était appréciable.  A partir du jour de cette découverte les choses changèrent radicalement pour la famille.  Une règle établie par Seiryu disait que seul un héritier mâle pouvait prendre la suite de la famille, mais Ryuugen était talentueuse et il était manifeste que ses parents n'étaient pas disposés à donner un autre enfant.  D'ailleurs , peu après la naissance de la fille, Hanayo était retourné séjourner dans la maison du Nord. Il fut donc décidé que , en temps voulu, la petite pourrai succéder à son père, comme lui même succéderai au sien.

Étrangement , c'est sur ordre de la matriarche qui n'appartenait au clan que par alliance, qu'on débuta l’entraînement de Ryuugen alors qu'elle était âgée d'à peine plus de trois ans. Haruka était la veuve , de Seiryu et si elle ne lui avait pas succédé officiellement il était pourtant évident qu'elle avait un regard et une autorité sur chacun de ses fils. Qu'il s'agisse de Manabu , à la tête de la branche souche, ou de Byakko son jeune frère à la tête de la Maison du Sud.

Elle fut entraînée principalement par Munemasa, son cousin – de huit ans son aîné – appartenant à la maison du Nord. C'était aussi une demande personnelle de la matriarche et bien qu'elle ne posséda pas les effroyables capacités de ses enfants , elle n'en demeurait pas moins une personne que personne ne voulait froisser.  Munemasa, lui, n'avait pas d’oignon la dessus. Âgé de douze ans était genin depuis deux ans bientôt et il s'appliquait beaucoup quand à l'éducation de sa cousine. Sans doutes parce qu'il se sentait plus proche d'elle que de son propre frère. C'était sans rapport d'entendre générale, et d'ailleurs Ryutarou , son aîné, était un garçon formidable et seulement cinq ans les séparait. Mais il n'avait pas reçu le même héritage que lui et il s'entendait trop mal avec Hidekazu de la maison du Sud.

Ryuugen était une petite bien éduquée. Pas seulement par lui, même militairement parlant, Genbu prenait souvent les devant avec elle , mais elle serai lettrée. Sa mère Hanayo, lui dispensait un certain nombre d'enseignements qui pouvaient paraître ridiculement inutiles aux vue de la carrière dans laquelle elle s'engageait, mais elle ne cessait de respecter que ça serai sans doutes utile un jour. Ainsi en plus de son entraînement quotidien , Ryuugen bénéficiait de cours de lecture, d'écriture, apprenait la poésie, la musique, l'oraison,...et tout un tas de leçons qui visaient plus à la faire la parfaite épouse d'un seigneur féodal que l'héritière d'un clan de shinobi.  Mais la petite y prenait du plaisir  et personne ne trouvait rien à y redire tant que son entraînement martial était gratifié chaque jour d'une nouvelle progression.

Primauté
« ○ Ne fais pas cela. »

Le ton était sec. Sans appel. Ryuugen n'aima pas cela. Elle fixait Munemasa, le regard sombre depuis quelques secondes déjà, mais de le voir aussi en colère, la dépassa. Peut-être parce que pour une fois, il semblait vraiment près à lui faire du mal. Pour de vrai. Pour une raison ou une autre elle devina qu'il était quand même inquiet et ça la troublait plus que de raison. Elle eu un reniflement dédaigneux et il lui renvoya un grognement qui la terrifia.

« ○ Pourquoi est-ce que je ne devrai pas? »

Elle demanda sur un air de défit , qui déplut beaucoup au plus vieux. En vérité, elle était vraiment effrayée. Il existait une différence majeure entre ici, sur le terrain d’entraînement du domaine Tachibana, et les bagarre qu'elle pouvais avoir avec les autres enfant de sa promotions. Même si certains étaient autrement plus vieux qu'elle. Le fait était que quand elle se trouvait , face à son cousin, elle redevenait une enfant incapable de se battre. Pas qu'elle soit mauvaise, bien loin de là, mais Munemasa était bien loin au dessus d'elle. Une fois elle l'avait même vu mettre au sol son Genbu-sama et ça l'avait marquée. vraiment marquée. d'abord parce que son père n'était pas l'élément le plus faible de la famille et ensuite parce qu'elle était malgré tout une enfant et que dans sa tête son père était une créature pseudo-divine et intouchable. Renforcé encore par le fait qu'il était trop peu présent pour elle. L'autre différence principale entre les deux lieux, c'était encore que Munemasa ne l'attaquait pas pour lui faire peur, mais pour lui faire mal.  ce n'était pas la faute de Munemasa, il ne faisait que reproduire ce qu'on lui avait appris, mais il avait quinze ans quand elle n'en avait que sept et le choc était souvent difficile à encaisser.

Il désigna d'un signe de tête les marques qui se dissimulaient tant bien que mal sous des bandages grossiers qu'elle  avait refait à la hâte le matin même. Sur ses avant bras et une bonne partie de ses mollets. Des brûlures internes qui bien que guéries par les bon soins de sa mère allait laisser des marques indélébiles sur sa peau claire. Elle essaya piteusement de les cacher. Parce qu'elle en avait honte. Pas qu'elle aie de quoi. Lui même en possédait des lourdes , sur une bonne partie du visage, un bras complet avait été touché aussi.  Mais elle avait la sensation que c'était différent,sans savoir l'expliquer.

« ○ Tu as encore le culot de demander pourquoi, petite gourde ? Tu aurais pu te tuer ! Tu n'es pas prête pour ça et si tu veux tant mourir, je me ferai un plaisir de le faire pour toi! »

Un frisson secoua son échine. Il y avait quelque chose, en elle qui tremblait. Parce qu'elle savait, tout au fond, qu'il pourrait le faire. Sans remords. Parce qu'il n'étais pas lâche. Pour autant elle ne doutait pas du fait qu'il l'aimait beaucoup. Il l'avait quasiment élevée, et généralement quand il ne s'agissait pas de se battre il était même quelqu'un de très doux avec elle. Mais en cet instant précis, elle n'était pas vraiment sure que c'était juste une plaisanterie. Alors elle souffla pour se décontracter et le blanc de son œil recouvrir une couleur naturelle.  Munemasa n'attendis pas plus avant et il chargea tout d'un coup.

♦○♦○♦

Shibata Kiri passa la porte d'entrée de la Demeure de la souche du clan Tachibana. Objectivement c'était un jeune garçon très prometteur, et personne au village de ne se serai permis d'en douter. Il avait d'ailleurs toujours brillé parmi les premiers de sa classe aux examens pratiques et s'illustrait souvent au cours de ses combats avec ses camarades de même âge. Seulement voilà, depuis quelques temps , Shibata Kiri était frustré. Ils avaient tout juste quitté les bancs de l'école et on les avait répartis par équipe de trois comme le voulait la tradition. Et la tradition voulait aussi qu'on lui colle une fille dans les pattes, et ça déjà, ça l'énervait.  Mais quand elle était arrivée dans ses vêtements de trop bonne qualités pour un ninja de bas rang, avec sa tignasse blanche et ses yeux jaunes comme de l'or encore en fusion – vraiment il avait eu l'impression de voir ce liquide épais bouger derrière ses iris – il avait décidé qu'il ne l'aimait pas. Une tendance qui s'était accentuée par la façon dont Inugami-senseï l'avait présentée. « Ryuugen-sama, du clan Tachibana. » il était à peu près sur qu'aucun professeur ne devais appeler son élève « - sama » et encore moins cette petite chose toute maigrelette.  

Parce que Tachibana Ryuugen était minuscule, frêle et elle semblait toujours sur le point de se briser. Comme si le vent pouvait la soulever. C'était ridicule qu'on lui accorde tant d'égard. Elle ne faisait rien non plus pour s'intégrer à l'équipe. Ne faisait rien pour être aimable avec eux – avec lui – disparaissait sitôt l’entraînement terminé...il y avait cette façon qu'elle avait de porter sans cesse des bandages, comme le faisait parfois leur professeur au retour de mission. Pour se donner un genre, il en était sur, parce que c'était jamais rien d'autre qu'une petite pimbêche de parent riches. il en avait parlé avec Hijiri Madoka, l'autre garçon de l'équipe. Et Madoka avait paru mal à l'aise. Et c'était vrai qu'il s'impliquait beaucoup avec la fille, en entraînement, s'acharnant toujours à essayer de la toucher.  Madoka lui avait dit qu'il n'avait pas le droit de parler sans savoir. Comme si l'autre était vraiment particulière. Et il n'avait pas voulu y croire jusqu'à ce que la veille à l’entraînement il ne tranche les bandages qu'elle avait aux cuisses, espérant prouver qu'il n'y avait rien à cacher.

Ce qu'il avait vu la dessous l'avait terrifié. Outre les bleus, outre les lacération dans sa peau il y avait ces traces de brûlures, étranges. Elles courraient selon un schéma qui , s'il lui était inconnu , semblait parfaitement défini. Ça ne l'avait pas déconcentrée, mais après avoir mit fin au combat elle s'était sauvée comme une voleuse.

Et c'était pour cette raison, qu'il se trouvait là , maintenant. La femme qui lui avait ouvert s'était présentée comme étant Chachami. Il ne le savait pas mais elle était issue du clan Nara, et elle était l'épouse de Ryutarou. Le cousain aîné de son équipère.
« ○ Si tu cherche Ryuugen-sama, elle s'entraîne avec son cousin Munemasa-sama. Dans les jardins, juste derrière. »
Elle l'avait guidé et ouvert pour lui le shogi en lui faisant signe de se taire pour ne pas les déranger.

Honnêtement, Kiri avait imaginé beaucoup de solutions pour répondre à l'existence de ces blessures sur le corps de sa camarade. Enfant batture, accident ...mais rien ne l'aurai jamais assez préparé à ce qu'il voyait.

Elle se tenait là, difficilement. C'était vraiment une minuscule enfant. Essoufflée, couverte de sang – son sang – ses cheveux blancs rougis aussi. Elle chancelait. L'homme en face – car c'est ce qu'il semblait être de part sa taille et son expérience aux yeux de Kiri – chargea et asséna un coup frontal à la fillette. Elle ne chercha pas à esquiver. Elle ne pus pas non plus riposter. Elle avait paré comme elle le pouvait avec ses faibles ressources mais la paume de l'homme avait frappé son plexus solaire et, soufflée par la force du choc l'enfant valdingua sur deux mètres. Étrangement accroupie, sur la pointe des pieds, les genoux au sol, le dos courbé. Elle cracha une gerbe de sang.

« ○ Debout !  » tonnât-il alors que Chachami hurlait face à la violence du coup. La gosse semblait brisée, littéralement.
« ○ Munemasa-sama mais vous êtes fou ! ... »
« ○ Silence! »

La fille-brindille se redressa difficilement , mais s'ancra sur ses pieds. Plus déterminée que jamais. Il y avait ce feu sauvage dans ses yeux.

« ○  Tu es en colère Ryuugen ? Parce que je t'ai fait mal. »
« ○ Oui.  »
« ○ Alors progresse et venge toi. »
« ○ Oui. »

Et c'était aussi simple que cela.

« ○ Si tu ne veux pas avoir mal, tu dois devenir suffisamment forte non pas pour encaisser la douleur, mais pour l'éviter.   »
« ○ Oui.  »
« ○ Être la meilleure ne suffit pas. Ça n'a jamais suffit et ça ne suffira jamais. »
« ○ Oui. »
« ○Et si tu dois être en colère contre quelqu'un c'est toi. Parce que c'est uniquement ta faute si tu n'es pas assez forte. »
« ○Oui! »

Munemasa n'ignorait pas que peu d'enfant possédaient ne serai-ce que la moitié du cran dont faisait preuve sa jeune cousine, mais il savait qu'elle était infiniment meilleure que lui et c'était son devoir d'avoir recours à n'importe quel moyen pourvu que ça marche. Pourvu que ça la fasse progresser. Parce que d'ici un an il faudrait lui apprendre à maîtriser son dojutsu sans brûler ses nerfs comme elle le faisait actuellement. Comme le faisaient tout les débutants en la matière et comme lui même l'avait fait par le passé, et ils savait qu'actuellement elle était trop instable pour y parvenir.

L’œil qui créait des tempêtes
« ○ M-...Mune-nii ?  Mu-... »
« ○ Shhhhhh.... »

Sa voix grave avait quelque chose d'apaisant, généralement, mais cette fois ci ce n'était pas le cas. Parce que ça ne pouvais pas arrêter la douleur qui la sciait. Ça ne pouvait pas sécher le sang qui coulait de ses pupilles, ça ne pouvait pas non plus lui rendre ses yeux. Or c'était la seule chose qui la préoccupait à l'heure actuelle.  Son souffle irrégulier, ravagée par l'angoisse, elle se pencha pour vomir. Encore et encore entrecoupé de sanglots. Elle était presque pitoyable. Bien que sa panique soit intelligible.

Elle lui avait demandé , à Munemasa, si elle allait devenir aveugle et pendant que Chachami , s'occupait de ses blessures – c'était une très grande spécialiste de l'Irou – il lui affirmé que non. Il ne laisserai pas cela arriver et qu'elle devait se détendre maintenant, se laisser faire pour guérir au mieux. Entremêlé d'auto flagellation. Parce que c'était de sa faute il l'avait trop poussée mais elle n'était pas prête, définitivement pas prête à manipuler les pupilles qu'elle avait hérité de ses parents. Trop instable. Il aurait dus le sentir et peut-être l'avait-il fait d'ailleurs, mais avait décidé de ne pas s'en préoccuper, seulement l'électricité qui avait fusé dans ses nerfs les avait brûlés de l'intérieur et ça avait attaqué jusqu'à son nerf optique.  Pauvre petite. Ça devait être atrocement douloureux.  Il pouvait seulement imaginer, il avait une bonne partie du corps brûlé lui aussi, mais par chance la zone nerveuse qui entourai ses yeux et son cerveau avait toujours été épargnée.

D'autant que ça se sache la maîtrise si particulièrement accrue ,qu'ils avaient du ranton notamment était le fait de ces yeux. Ce Dojutsu accentuait le contrôle sur le Raiton et permettait à des charges électriques de circuler à toute allure dans les nerfs et à travers les synapses. Cette grande activité immunisait contre bon nombre des genjutsu oculaire, améliorait les réflexes et la vitesse des utilisateurs. Mais la maîtrise du Ranton restait tout de même le point le plus flagrant de l'utilisation de ces yeux.  Il était l'affinité dominante de tout les porteurs du gène et se révélait plus dévastateurs chez les Tachibana que chez les porteurs simples. S'ils étaient incapable de voir les tenketsu comme leurs voisins du clan Hyuuga , les Tachibana avaient développés un style de combat au corps à corps sensiblement inspiré du Juuken. Grâce à leurs yeux ils avaient une connaissance instinctive de la positions des nerfs et se servaient de leur capacités à faire circuler l'électricité en eux pour l'expulser et enflammer par un effleurement les nerfs de leurs adversaire. Occasionnant troubles moteurs passagers, paralysie de certains membre, difficultés à se coordonner ...Mais l'utiliser pouvait se révéler dangereux, voir mortel dans les premières années. Il était difficile pour des jeunes de l'age de Ryuugen , huit ans et demi , de contrôler ce flux de chakra électrique en eux et se laissaient souvent dépasser par cette sensation. Brûlant leurs propres nerfs et causant leur propre perte s'ils n'étaient pas capable de s'arrêter a temps.

« ○ Va-t-elle conserver ses yeux? »

Implacable, impersonnel.
Tachibana Manabu était entré dans la pièce, le port altier, sans accorder un regard à Munemasa ou à la jeune fille concernée. Les yeux rivés sur la doctoresse.  Manabu avait eu sa période de gloire au sein du clan, mais il affichait désormais un faciès fatigué et rongé par le don héréditaire qu'il avait hérité de son père. Son œil gauche devenu entièrement blanc, totalement aveugle, les chairs tuméfiées, la peau pourpre. Il était un parfait exemple de ce qui pouvait arriver lorsqu'on ne se maîtrisait pas assez bien. Seiryu leur ancêtre commun était mort disait-on en usant de son don. Il avait fait brûler l'intégralité de ses synapses.

« ○ Oyakata-sama !* » Chachami s'était inclinée profondément avant de terminer le bandage autour des yeux de sa pupille. «  Allez en paix, elle sera entièrement rétablie d'ici deux semaines. »

Il s'était contenté hocher la tête, avait posé un regard lourd de reproches à Munemasa et avait tourné les talons pour disparaître dans les profondeurs de la villa.  Et Ryuugen fut endormie. Pour souffrir moins. Parce que c'était important qu'elle se repose.  Et tout le monde pu reprendre son souffle.

Déliquescence
Sans rire.
Botan eût un reniflement de mépris en regardant sa cadette.  Pas franchement physiquement remarquable, Botan était aussi une fille mais elle avait l'impression qu'elle pourrait briser celle là rien qu'en la serra dans ses bras. Elle se prit à songer que Konoha devait être sérieusement en manque d'effectif pour envoyer des gosses aussi jeunes au casse pipe. Il n'existait pas officiellement d'examen « juunin » mais tout le monde savait que ce genre de rencontre organisé en arène était un moyen idéal pour les villages de tester la force de leurs shinobi et décider de ceux qui gagneraient leurs galons. Seulement celle là ne semblait pas taillée pour la mission.

Elle se dressa sur la pointe des pieds pour essayer de voir au dessus des têtes de ses condisciples rassemblés ici. Sans succès. Et Botan était vraiment sur le point de la brutaliser un peu pour la faire abandonner. Lui montrer qu'elle n'avait pas sa chance ici. Pas sa place.

« ○ Ryuugen ! Tu es vraiment ici alors! »

La petite tourna les yeux sur un grand rouquin qui venait de faire son apparition elle hocha doucement la tête alors qu'il ébouriffait ses cheveux d'un geste affectueux de la main.

« ○ Madoka ...Kiri-san est ici, aussi? »

Il secoua négativement l'air désolé. Shibata Kiri avait été le troisième membre de leur unité, tout deux étaient plus âgés de deux ans que leur homologue féminine. Laquelle avais récemment ses quatorze ans.  Il n'était pas surprenant qu'elle soit présente, elle avait des capacités absolument terrifiantes. C'était d'ailleurs ces dernières qui avaient poussé Kiri à abandonner progressivement la voix du shinobi. Il lui avait fallu du temps , pour admettre que la fille avait bien une place dans leur équipe, et il y avait eu ce jour, sept ans plus tôt.  Ce jour ou il s'était rendu chez les Tachibana après l’entraînement. Madoka ne savait pas ce qu'il s'était produit là-bas, mais ça avait définitivement changé quelque chose dans la tête de leur camarade. Il s'était renfermé sur lui et avait conçu une obsession malsaine pour sa cadette.  Il s'était entraîné avec acharnement, lui qu'on avait toujours qualifié de surdoué....ils s'était affrontés violemment , un certain nombre de fois et si , elle n'avait pas fait preuve d'une écrasante suprématie à son endroit, elle l'avait a chaque fois repoussé. Et il s’enorgueillissait  de ce fait d'arme. Mais de toutes les manières personne dans l'équipe que ce soit, kiri lui-même, Madoka ou même leur professeur de l'époque n'aurai pu prévoir ce qu'il se produirait lors de l'examen chuunin.

Elle avait passé les premières épreuves avec une facilité qui avait laissé pantois la totalité du village. Même les siens.  Mais le plus dur pour Kiri avait été de se retrouver face à elle dans l'arène pour l'épreuve finale.  Parce qu'alors il s'était rendu compte que l'affection et l'amitié, toutes les choses qu'ils avaient pu traverser ensemble, toutes ces choses là n'avaient pas d'importances face à sa rage de vaincre. Et elle n'avait fait preuve d'aucune pitié. Elle avait brûlé chacun des nerfs, un à un. L'avait laissé paralysé et avaient encore menacé de lui trancher la gorge avec un kunai. Plus que la violence des actes qu'elle avait perpétré, il y avait la facilité monstrueuse avec laquelle elle l'avait terrassé. Tout le monde avait été forcé d'admettre qu'elle s'était toujours faite plus stupide et moins forte qu'elle l'était. Dans le seul but de bénéficier d'un tel effet de surprise lors des sélections des chuunin. Madoka lui-même avait fait du chemin et son partenariat avec la jeune Tachibana n'y était pas pour rien. Mais Kiri, lui, n'avait jamais pu se remettre de cette humiliation, tombé en totale disgrâce et aujourd'hui il semblait faire son possible pour se faire oublier. Déliquescence. Il l'avait entendu une fois, ivre mort dans une venelle. Et il avait dit des yeux de Ryuugen qu'ils étaient absolument dégoûtants. La vérité c'était que cette fille le terrifiait.  Et Madoka lui-même ne se cachait pas à ce sujet. Il avait peur. Peur de ce qu'elle était déjà et de ce qu'elle promettait de devenir.

Il glissa les yeux sur le combat qu'elle menait. Contre cette fille venue de Kiri. Et puis d'un coup tout c'était arrêté.  L'homme s'était interposé entre les deux combattantes. Le globe oculaire noir, l'iris jaune incandescent. Exactement comme elle.  Sa main gauche serrée autour du poignet droit de la jeune fille. La main droite pointée vers sa gorge, menaçante. Tachibana Munemasa, vingt-deux ans, éminent dirigeant de l'élite Konohajin.  Il venait d'arrêter la main de sa jeune cousine à quelques centimètres du torse de son adversaire.

Elle se tenait la, affichant ce petit sourire suffisant. Satisfait, tellement indifférent en fait. Et il se rendit compte qu'elle avait visé le cœur. Qu'elle avait attaqué avec l'idée de tuer.  Un frisson lui parcouru l'échine. Déroutante ; cette enfant était déroutante.

Elle arracha son bras à l'étreinte de son cousin et ce dernier regagna la tribune du kage.

N'avait-elle aucune limite ?

Chamarré
Hibari fit un pas dans la direction de son chef d'escouade.  D'un signe de main, elle le dissuada d'avancer plus encore. Perchée  sur sa branche, le regard fixe, elle scrutait un point qui leur semblait à tous invisible. Et sans doutes qu'elle même ne voyait pas vraiment, mais elle avait une capacité naturelle à repérer les champs électriques qui circulaient dans les corps humains. Si elle regardait l'endroit avec autant d'acharnement , c'était encore qu'elle avait raison. À plus de 80 % en tout cas. Et c'était suffisant aux yeux de tout les hommes qui grouillaient sous ses ordres.  Elle ne le regardait même pas , ne les regardait même pas, mais ils savaient tous autant qu'ils étaient qu'elle était absolument et totalement concentrée sur eux et qu'elle pouvait dire avec précisions l'endroit ou ils se trouvaient tous. Elle saurait même le moindre petit geste qu'ils oseraient faire sans qu'elle ne leur en ai donné la permission. Cette prescience était sans doutes la chose la plus terrifiante chez elle. Après ses yeux et une fois qu'on avait passé le choc de son age.

Elle avait intégré l'Anbu à quatorze ans et demi, peu après sa nomination au rang de Juunin. Cette nomination avait beaucoup ému le conseil des anciens, et pas dans le bon sens. Le village et les autours , Kirigakure no sato notamment qui avait été directement touché par l'incident , étaient encore sous le coup de ce jour dans l'arène.  On ne savait pas s'il était intelligent de placer à un grande aussi important et représentatif un shinobi aussi implacable et abrupte. Quelqu'un qui avait tenté de donner la mort à son adversaire pendant un match amical. «  Elle avait si peu de garde, et un air tellement arrogant , que j'ai pris cela pour une invitation. » avait-elle répondu aux examinateurs quand ils l'avaient sermonnée à ce sujet.  Et si les choses n'étaient pas allées plus loin c'était uniquement grâce au prestige des Tachibana.  Dans ce village qui tombait en ruines il étaient la figure de proue d'une nouvelle génération.

À quinze ans révolus elle fut nommé à la tête d'une escouade complète et commençait sérieusement à faire de l'ombre à son Cousin-tout-puissant. Munemasa, se retirait de plus en plus du devant de la scène et on murmurait que l'élève qu'elle était avait dépassé le maître. Elle avait aujourd'hui seize printemps et l'étoffe des plus grands. Elle avait toujours l'air aussi frêle et maladif, mais c'était un des traits qui caractérisaient les Tachibana, elle était surtout détentrice d'une grande autorité.

Hide, qui appartenait à une escouade rivale à la leur en terme de rendement , l'avait défiée un jour d'été l'année précédente.  Il n'avait toujours pas retrouvé la totalité de ses réflexes et l'entière mobilité de sa jambe droite. Le spécialiste en Irou du centre de soin de Konoha avait dit que les nerfs des Tachibana étaient naturellement renforcés pour supporter cette charge électrique , mais que c'était normalement impossible. Il ne pouvait à ce jour toujours pas garantir qu'il arriverai à réparer entièrement le système nerveux périphérique qu'elle avait endommagé.

« ○ Capitaine, on à du mouvement à treize heure. Environ huit kilomètres. »

elle hocha doucement la tête alors que Hyûga Taiji, Byakugan activé, continuait de tenir en alerte ses équipiers.  D'une certaine façon il y avait une complicité professionnelle incroyable entre le Hyûga et la Tachibana. Peu de personne pouvaient en dire autant, elle était relativement distante et en dépit d'un fait qu'elle était toujours d'un calme affolant, et d'une justesse certaine dans ses mots, elle n'était pas ce qu'on pouvait appeler une personnalité populaire au village. Sans doutes parce qu'elle était effrayante. Peut-être à cause de tout les non-dits qui régnaient autour de sa Maison.  Pour autant elle semblait largement au dessus de ces histoires, bien qu'elles la concernèrent.

Ryuugen entama une série de signe qui ne pouvaient être compris que de ceux qui connaissaient le code.  L'équipe se sépara en deux groupes. Le premiers organisa l’embuscade pendant que le second se chargeait de pousser les cibles dans les crocs de leurs collègues. Ils étaient huit et il était primordial qu'aucun d'entre eux ne s'échappe. Parce que, eh bien, parce que c'était la mission. C'était bien assez.  Plutôt que de les prendre un à un et de leur laisser une chance de replis elle avait décidé de les éliminer tous d'un seul coup. C'était un esprit tactique absolument machiavélique , et quand leurs vêtements et leurs masquent furent entièrement chamarrés d'incarnat , Hibari eu l'absolue certitude que jamais il ne voulait passer dans le camps qui lui faisait face.  Pourtant physiquement elle n'était pas si impliquée que cela, et pour cause elle n'était pas intervenue une seule fois depuis le début de la mission, se contentant d'établir un plan qui utilisait au mieux les habilités naturelles de chacun des membres de l'équipes.

Et il se demandait ce qu'il resterai des autours, si par malheur elle décidait de libérer cette grande force qui dormait en elle.

Allégences
Folle.
Elle était folle, en tout cas , elle en avait l'air. C'était la seule chose qui venait à l'esprit de Kokoa quand elle regardait la minuscule silhouette de l’héritière Tachibana, qui déchiquetait avec une colère mêlée d'hystérie les fleurs qu'on avait déposées sur la tombe de Munemasa. Il était décédé deux semaines plus tôt. Les circonstances qui l'avaient poussés à l'autodestruction volontaire étaient encore troubles mais un trafique d'informations était sans doutes à la source du phénomène. Ryuugen avait refusé d'assister à l'enterrement et ne s'était pas rendue une seule fois sur la tombe après cela. On avait dit qu'elle était seulement ravagée de chagrin – ils étaient après tout plus proche l'un de l'autre que de n'importe qui d'autre – et que c'était une vision trop horrible pour elle que de de voir l'homme qu'elle aimait sans doutes le plus au monde réduit à quelques centimètres carrés de terre. Mais face à son comportement , il était difficile de rester sur cet avis. Bien que cette folie brutale ne soit finalement que le résultat d'un chagrin refoulé. Parce que la jeune femme se sentait trahie par la personne à laquelle elle faisait le plus confiance au monde, abandonnée par lui.

« ○ Ryuugen-sama ! Arrêtez ! Je vous en supplie , je ... »
« ○ Toi, tu la ferme. »

Et Birei s'immobilisa.  Ryuugen n'était pas physiquement impressionnante, mais il était de notoriété publique qu'elle n'était pas le genre de personne que l'on voulait décevoir.  Et Birei n'avait de toutes les façons pas vraiment sa place à ses côtés.  Son allégeance momentanée au clan venait du fait qu'elle était suite à un accident de mœurs tombée enceinte de Munemasa. La jeune héritière lui avait clairement fait comprendre qu'elle n'était présente chez eux que jusqu'à la naissance de l'enfant de son cousin. Après quoi elle serai chassée des lieux. Ils garderaient l'enfant avec eux. Il serait mit en nourrice comme de nombreux autres bâtard des Tachibana et on ne parlerai plus de cette histoire.  Pour Birei tomber enceinte avait été une victoire. Parce qu'elle connaissait les traditions du clan et elle savait que cette éducation ne permettrait jamais à Munemasa de tomber amoureux d'elle. Elle qui en était folle depuis des années et qui avait suivit la voix du shinobi dans le seul but de lui plaire.  Quand à la personne qu'il aurait normalement du épouser, elle se trouvait là, à profaner sa tombe.  C'était parce qu'il y avait une telle douleur dans les yeux brûlant de la jeune femme, tellement de rage dans sa voix, que Birei savait que Ryuugen aimait profondément son cousin et qu'elle voyait en l'enfant à naître une dernière trace de ce dernier. Si ça n'avait pas été pour lui, elle l'aurait sans doutes déjà exécutée.

Elle était partie sans demander son  reste après s'être finalement calmée.
Ce  n'était pas nouveau, mais la mort brutale de Munemasa avait accéléré la tendance à la radicalisation des opinions chez les Tachibana. Bien que Manabu aie été l'instigateur de cet état de fait c'était à ce jour Ryuugen qui siégeait au centre des discussions et des décisions. Birei n'était pas invitée à ces réunions à huit-clôts mais elle savait que des choses importantes pour l'avenir du village s'y jouaient.

Depuis quelques temps Ryuugen ralliait à une cause obscure des Shinobi venu de tout les milieux sociaux que pouvait présenter le village. Elle avait creusé la lie de la lie et avait fini par fédéré un certain nombre de civils aussi.  L'Anbu s'était réunie autour de leur chef actuelle sans trop se poser de question à ce qu'on disait. Sans doutes par crainte plus que part désir, les talents d'orateurs de la femme avaient ensuite fait leur œuvre d'eux même.

♦○♦○♦○♦

« ○ Je me demande vraiment, pourquoi est-ce que nous en sommes arrivés là. Et , honnêtement, si je connaissais la bonne réponse à cette question alors peut-être que nous n'aurions pas cette conversation à cette heure. Et , Hokage-sama nous savons tout les deux que ce sera la dernière que nous aurons. Pas qu'il y en aie eu beaucoup auparavant. Non, non, non ! Mais quoiqu'il en soit c'est la dernière conversation que vous aurez tout court, alors essayons de la rendre agréable. »

Comme si ça avait pu. Mais elle se tenait là, assise sur l'encadrement de la fenêtre de son bureau, celle qui donnait sur la place. Place sur laquelle régnait un chaos sans nom.  De sont fait , paraissait-il. Elle était passée à l'attaque en début d'après midi. Elle et toutes les personnes qu'elle avait pu embrigader dans sa petite affaire tordue depuis un an qu'elle jouait sur le secret et l'influence de la maison Tachibana.  Ce coup d'état était purement et simplement son fait , son idée, son désir et on avait pas pour habitude de refuser quoique ce soit à Tachibana Ryuugen.  Cependant ce qui terrifiait l'homme, plus que le calme alarmant de sa locutrice. Plus que les deux membres de sa garde rapprochée qui se retrouvaient éventrés à ses pieds. Plus que les deux gorilles qui gardaient l'entrée du bureau. Plus que le massacre qui se déroulait dans la tour et perpétrés sur toute personne cherchant à se ranger de son côté à lui. C'était la certitude qu'elle-même ne savait pas vraiment ce qui avait motivé ce soulèvement. Que ces gens innocent mourraient pour l'un de ses caprices, parce qu'elle avait soif de pouvoir.

« ○ Voyez-vous, je me suis souvenue récemment d'une chose qui m'a tout d'un coup vraiment frappée. C'est mon jeune cousin de cinq ans qui l'a dit. Que le kage était le ninja le plus fort du village. c'est marrant n'est-ce pas, la façon dont les enfants mettent le doigts sur des questions essentielles en toute innocence! »

Elle croisa les jambes. Elle avait cet air très doux sur le visage. On avait du mal à se dire qu'elle s'apprêtait à commettre un meurtre de sang froid.

« ○ Je ne sais pas qui est le ninja le plus fort du village actuellement, mais il est clair, que ce n'est pas vous. Et pour être parfaitement honnête, cela fait déjà des années que j'ai un problème avec votre politique intérieure. Et je ne parlerai même pas de ce que je pense de la politique extérieure. Vous n'êtes plus efficace, c'est un fait avéré. Mais je ne crois pas que vous céderez votre place et je ne veux pas être dans votre ombre. J'ai vraiment envie de faire comprendre qu'il est temps d'entrer dans une nouvelle ère.  Et il faut un événement marquant pour se faire. Les gens n'obéissent que sous la menace et, je trouve que votre tête serai un bel exemple de ce qui arrive à ceux qui ont encore la ferveur de se croire libre.  »

D'un certaine façon il était soulagé de savoir qu'elle avait tout de même des revendications. Bien qu'il sache que ça ne le sauverai pas. Rien de ce qu'il pourrait dire ou faire ne la ferai revenir sur sa position et il fut presque heureux de pouvoir mourir avant de devoir vivre sous ses ordres.
Taiyô-ô
On n'avait pas donné à Tachibana Ryuugen le titre de « Roi Soleil » parce qu'elle était d'une apaisante chaleur. Non, c'était autrement moins poétique que ça en avait l'air.  Parce que comme le soleil elle faisait la vie et la mort. Elle pouvait décider de la sécheresse ou d'un temps plus clément. Tout en ce bas lieux dépendant de son bon vouloir et elle était capricieuse comme l'astre. Tantôt douce et plaisante, tantôt aride et violente.  Indolente reine sur son trône de bois.

Depuis six mois qu'elle était au pouvoir la situation au village ne s'était pas franchement améliorée, c'était même tout le contraire, il se transformait en un repère de malfrat et accueillait à bras ouvert tout les déserteurs du coins, quoique pourchassant avec hargne les siens propres pour les exécuter de façon exemplaire. Elle avait réduit au silence la plupart des instances politiques qui faisaient marcher la démocratie, instaurant une autocratie sévère et écrasante. Entourée de ploutocrates issus du clan Tachibana. Pas qu'elle les écouta réellement, la seule personne qui avait eu une autorité sur elle était morte sept mois plutôt entraînant la chute du village.

« ○ Hokage-sama … à propos des récentes arrivées de Déserteurs nous ... »
« ○ Nous ne faisons rien du tout Kiichi. Nous voulons qu'ils s'installent ici durablement. S'ils demandent l'asile, accordez-leur.  Donnez-leur tout ce qu'ils désirent.  Je veux que d'autres arrivent.  Et puis d'ici quelques temps nous les réunirons. Eux et tout nos shinobis. On s'assurera qu'il reste seulement les meilleurs. Les autres ne nous intéressent pas. Il est plus que temps de purger cette plaie de tout les parasites qui la rongent.  Ceux qui seront inutiles mourront. Une fois que nos soucis internes seront réglés, alors il sera temps de nous attarder sur la politique extérieure... »

On lui avait toujours appris à traiter le mal par le mal. Et qu'ils soient tous ravis, parce qu'elle allait rebâtir Konoha de ses propres mains et au sang de leurs fronts.

Mentalité & Physique

Elle se tenait là, près de la bibliothèque. Avec ce petit air suffisant et, à l'antipode un sourire absolument angélique. Et Chachami ne le supporta pas. Comme beaucoup d'autres personne. Il lui était difficile de rester seule en présence de Ryuugen.

Pourtant la première chose qui frappait chez elle , c'était qu'elle était calme. comme un lac que rien ne trouble. Elle semblait parfaitement en paix avec elle même et le monde autour, comme si elle n'avait rien à se reprocher. Comme si ce que les autres pouvaient penser n'avait pas la moindre importance. Et c'était la vérité. Elle ne se préoccupait de rien d'autre que de son propre avis. Il y avait un nombre réduit de personnes qui pouvaient se targuer d'avoir voix au chapitre. Despotique, intéressée, grande critique des autres même quand elle n'en prenait pas l'air. Ryuugen ne devait rien à personne, n'avait pas de compte à rendre ni de responsabilité à prendre pour autrui. Maîtresse en manipulation , elle prêchait le faux pour obtenir le vrai, retournait les principes moraux des autres contre eux , car elle même semblait en être démunis. Elle savait comment flatter, comment rallier les cœurs et si vous aviez le malheur de laisser entrevoir l'un de vos vices , une de vos faiblesses vous pouviez être sur qu'elle l'utiliserai contre vous. Les gens ne devenaient jamais ses « proches » ou rares étaient ceux-là, d'abord parce qu'elle était incapable de faire confiance à quelqu'un et en suite parce que d'une certaine façon elle avait la sensation que les gens qui l'entouraient n'étaient pas digne d’intérêt. Un de ses professeur à l'académie avait dit que c'était un revers de médaille, elle était intelligente et d'une manière qui lui lassait l'arrière goût amer d'être entourée de gens stupide. Et puis elle avait peur, peur qu'on découvre ses faiblesse, ses vices, ses craintes et qu'on les utilise contre elle de la même façon qu'elle le faisait.

Sa prise de pouvoir avait été tant motivée par un désir d'améliorer la situation, qu'une soif de pouvoir inextinguible et une grande rage intellectuelle que rien ne savait faire taire ; comme pour se prouver à elle même qu'elle pouvait le faire. Dotée d'un grand sens pratique , Ryuugen n'était pas habitée de sentiments transpirant la pitié, il était pour elle important de le pas perdre de vue que le rôle premier des ninja était d'êtres des armes. Efficaces, à n'importe quel prix. Un shinobi qui était incapable de s'améliorer et d'apporter quelque chose à son village, à son équipe ne méritait pas plus d'attention qu'un insecte, et elle n'avait pas le moindre scrupules à s'en défaire. Elle n'avait généralement que très peu de scrupules , décrétant que la fin justifiait les moyens. Elle était intransigeante avec elle et en attendait tout autant des autres. D'un perfectionnisme maladif qui frôlait parfois l'autodestruction. Elle était absolument incapable de tolérer l'erreur. La sienne ou celle des autres. Bornée, inflexible, elle était principalement un grand stratège, plus qu'une grande combattante. Non pas qu'elle soit incapable de là au contraire, mais elle se complaisait de manière générale dans l'inaction réfléchie. Elle était douée pour créer des pièges les mettre en place et s'assurer de leur parfaite réussite. C'était une grande calculatrice, apprenait facilement de ses erreurs et on ne la prenait jamais deux fois avec le même tour. Elle avait un sang froid absolument terrifiant et par dessus tout , c'était un orateur particulièrement doué. Doté d'une grande autorité. Un charisme autre que manifeste parce que ce n'était pas ce qui faisait qu'on la regardait, mais il vous captivait . Après que vous ayez commit l'erreur de la regarder.

Pour autant , ce n'était pas une personne proprement méchante, elle n'agressait jamais gratuitement, elle n'était pas cruelle . Elle avait une dimension humaine qui l'empêchait de faire souffrir les autres. Ses exécutions étaient toujours propres, rapides. Le cœur sur la main et si elle avait la langue dans sa poche elle avait encore cette fragilité de l'enfant qui à du grandir trop vite. Curieuse d'apprendre, soucieuse de donner toujours le meilleur, elle était un pilier pour sa communauté, un roc qui rien ne pouvait ébranler. Incorruptible, impartiale. Et si sa vision du bien et du mal était biaisée elle ne demandait que de la rectifier. C'était une fille cultivée, bien éduquée qui maniait l'art des mots comme personne. Grande diplomate sous ses airs de royaliste, elle savait faire passer les intérêts des autres avant les siens et savait comment s'attirer la sympathie de son entourage, sinon sa crainte. C'était une femme avec laquelle il était généralement intéressant de parler, une bonne artiste, douée pour la peinture. Elle savait se faire oublier, s'imposer si nécessaire. Elle possédait cette franchise trop directe des gens qui ont reçu une grande éducation. Elle avait pourtant un cœur capable d'autant d'amour que de haine, autant de rire que de colère et de toutes les bonnes choses qu'elle se refusait tant qu'elle n'aurait pas atteint son but.

☻▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬☻

Elle n'avait pas pu avoir les cheveux entièrement noirs comme son cousin Munemasa, ou entièrement blancs comme sa cousine Tsugumi. Ryuugen possédait cette masse blanchâtre, tirant sur un blond avorté. Mais ce n'était pas forcément gênant. Ils étaient longs, épais, raides et lumineux. Après tout elle prenait vraiment soin de sa personne. Sa peau était dangereusement blanche, un air un peu maladif et récemment, maladive elle l'était. Le stress, le manque de sommeil … mais elle avait un visage, clair des traits fins, doux en vérité. Et c'était sans doutes ce qu'il y avait de mieux pour trancher avec ce qu'inspiraient ses yeux. Incandescent. Des prunelles qu'on avait souvent du mal à regarder. Orageuses. Brûlantes, des yeux qui s'entouraient de noirs quand ils prenaient vie.

Elle n'était pas très grande, un mètre cinquante sept peut-être, pas très lourde. Comme si le vent l'avait pu balayer. Frêle d'apparence et c'était vrai qu'elle n'était pas une force de la nature mais elle était rapide, silencieuse et très souple. Et puis il y avait ses marques rosâtres qui transparaissaient sous sa peau comme des tatouages indéfinis, selon un dessin que personne ne connaissait. Sous ses yeux comme des larmes éternelles, autour de sa gorge comme un étaux, ses avant bras une bonne partie de son dos et de ses jambes. Marques de brûles que rien ne sautait jamais effacer.

Une voix claire, un peu fluette mais qui savait porter quand c'était nécessaire. Relativement agréable à entendre, elle sentait un mélange un peu particulier, entre les fleurs des champs, l'herbe fraîche et quelque chose de plus sec. Cannelle ? Caramel ? C'était sucré, c'était quelque chose de tellement différent que ce qu'elle était que c'était parfois choquant. Délicieusement.


©Never Utopia



*Le titre est une traduction d'un Haïku du Maître Hakuô Basho
* "Oyakata-sama" vieux terme qui désigne le "maître" de maison, le maître des serfs qui vivent là.

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Dernière édition par Tachibana Ryuugen le Ven 13 Fév - 23:39, édité 10 fois
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Hijôma Ryukaï
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MessageSujet: Re: Ce chemin, seule la pénombre de l'automne l'emprunte encore * ♣ Ryuugen   Mer 11 Fév - 12:57

Bienvenue!!! J'attend ta présentation avec impatience!!
Wink

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MessageSujet: Re: Ce chemin, seule la pénombre de l'automne l'emprunte encore * ♣ Ryuugen   Sam 14 Fév - 0:26

Alors, alors, alors, alors...

Le Maniaque entre en scène!

Un plongeon en eaux profondes!

Et c'est peu dire! J'étais tellement à font dans ton histoire que j'étais ultra-deg pour Munemasa!!! (T.T Tu peux pas savoir!!) Malgré le petit manque d'originalité du personnage prodige (qui commence son entrainement à 3 ans ^^) l'histoire et le contexte étaient tellement bien travaillés et si bien mis en place que je ne suis pas resté sur ce moins. Wink

Un français bon à toutes épreuves!

Je n'ai vu aucunes fautes d'orthographe, de syntaxe ou d'expression. Ta narration est splendide et fluide. C'est une fiche très agréable à lire et le vocabulaire n'est pas en reste non plus. La richesse subtilement glissée ici et là cela rend ton récit riche et captivante.

Les discours de ton personnages...

Il aurait été intéressant de nous montrer comment Ryuugen fait pour convaincre les populations si facilement dans un discours bien monté. (Oui, je suis méticuleux ^^) Il aurait été encore plus intéressant que tu nous montre un de ses plans d'action si infaillible. (Mwahahaha!! Je trouverais toujours des problèmes!!! *w*)

Superbe présentation!!

Tout d'abord, je te remercie pour le respect sans failles du contexte, peu le font!
J'ai beaucoup apprécié l'idée de ton personnage qui commet des crimes abominables tout en pensant que c'est logique et légitime. ^^ Je me demande bien comment Konoha vas évoluer avec ses différents Shinobis. Wink


J'attend donc l'avis de Kazega!

C'est donc Validé, Hokage niveau 80 !

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MessageSujet: Re: Ce chemin, seule la pénombre de l'automne l'emprunte encore * ♣ Ryuugen   Sam 14 Fév - 1:31

Mon avis ?
Haha... H. Uhu...HAHAHAHOHUHUAHOAHU !

hum...hum... * se redresse* restons sérieux !

Tout d'abord je te félicite, on voit que tu aimes écrire, ça tenait la route, et ton texte était très immersif, je me suis vite attaché à ton personnage !

Cependant tu as été bien audacieuse de demander le grade de Hokage, ce que je respecte grandement !

Je suis d'accord avec Ryukaï sur le fait que ton personnage ne sort pas de l'ordinaire malgré le fait que je l'apprécie beaucoup, son histoire m'a vite fait oublier ce détail largement pardonné.

Ce que j'ai adoré, c'est l’originalité de ton histoire et surtout... les touches de folies ! Qui sorte de la routine Smile

Franchement, je cherche des points négatifs mais mise à part ceux qu'a dits Ryukaï, je ne t'en trouves pas.


Tout sa pour dire que je te valide Hokage, dirigeante du village de Konoha de niveau 85.


En tant que Hokage veille à bien respecter le contexte du Forum, comme tu l'as si bien fait pour l'instant !
http:/shinobi-ns.forumactifpro/t2-contexte

Je te souhaite la bienvenue sur Shinobi no Sekai, amuse toi bien !

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MessageSujet: Re: Ce chemin, seule la pénombre de l'automne l'emprunte encore * ♣ Ryuugen   

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Ce chemin, seule la pénombre de l'automne l'emprunte encore * ♣ Ryuugen
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