Naaaaaaaaaa


Incarnez un shinobi dans l'univers de Naruto. La grande guerre ninja n'est plus qu'un lointain souvenir.
 

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 Ryukaï [ Présentation Terminée ]

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Hijôma Ryukaï
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Points : 200
Age : 19
Localisation : Derrière toi, retournes-toi.

MessageSujet: Ryukaï [ Présentation Terminée ]   Ven 6 Fév - 9:30




Hijôma Ryukaï






Age : 16 Ans.
Village : Pandora.
Grade&rang : Master.




Histoire



Shibō



Ta respiration rauque se fait ouïr dans cette place sombre et humide. Prêt, le dos légèrement courbé, tes bras pendent le long de ton corps, détendus. Cette voix résonnante brise, à nouveau, le silence pesant du théâtre que tu domines sombrement. Tu lèves ton regard privé de toute émotion. Tes genoux ainsi que tes bras se fléchissent lentement, préparé à l’assaut. Tu attends le départ. Elle est là, figée, pétrifiée, effrayée, horrifiée par ton allure bestiale comme par ce lieu nu de sens et d’humanité. C’est ici, maintenant, qu’elle encaissera la paye de sa chute au purgatoire. Cette âme, égarée dans l’hypogée des limbes, elle t’appartient, elle est ta proie. Esquissant un sourire vorace, un éclat de désir émergeant dans tes yeux, tu abandonnes délicatement à tes lèvres la sentence de ceux qui chutèrent dans les abîmes du Pandémonium.


« Tuer ou être tué… Telle est la règle de ce monde… Sauras-tu survivre ? »




Les yeux écarquillés d’épouvante, les membres paralysés par la peur, elle fixe la faucheuse venir à elle. Tu anéantis, hâtivement, le bref intervalle qui l’isolait de tes griffes mortelles. Puis, arrivant face à elle, tu lances ton bras droit jusqu’alors resté en arrière.
Elle tente de parer tes coups mais ils sont trop véloces et puissants. Le plasma rougeoyant de sa chair se dévoile doucement. Soudain, un silence sourd s’abat sur la pièce, le sang jaillit. Ton euphorie est indescriptible Le liquide chaud et vermillon encore sur les mains, tu ne peux réprimer ce rire qui croît dans les profondeurs de ton être. Sanglant, tu es pris de démence et ton rire détraqué retentit aux quatre coins de la scène. Rire suivi par les acclamations de cette multitude démoniaque qu’est ton public, tu suspends cependant ton délire et tu les scrutes avec dégoût. Tu savourerais avec joie que l’un d’eux vienne dans l’arène pour que tu puisses goûter à leur orgueil et briser leur fierté d’hommes « propres ». Mais non, ce plaisir sera pour une autre fois. Faisant demi-tour sur le sable que tu abreuvas toi-même de sang, tu t’en retournes dans l’abîme qui est et a toujours été ton foyer. Alors que les grilles sales et graisseuses se ferment sur toi, tu fais volte face vivement. Mais avant que tu ne puisses commettre le moindre remous, une infime pression vînt perturber la tranquillité de ta gorge et répandis une charge dans l’intégralité de ton corps. La vision du cadavre inerte étendu sur le sol devenant floue, tu te laisses sombrer paisiblement dans cette léthargie trop brève



Arc I :Prélude



Dans la noirceur omniprésente, gémissement et pleurs régissent l’atmosphère de la geôle poisseuse et embrumée. Néanmoins, tu ne procèdes pas comme les autres, tu ne connais rien d’autre que ces ténèbres, tu n’es pas né ici mais c’est tout comme. Sans aucune conscience du temps et de l’espace, tu respires candide et solitaire sans but. Les lunes passent et tu subsistes avec le peu de pitance que te laissent les autres. Mais peu t’importe, indifférent à ce qui pourrait avoir lieu, tu restes inactif dans les profondeurs de la fosse. Promptement, ta cellule piteuse et sombre partagée avec le reste de la viande s’illumine comme chaque jour, à la même heure que le précédent. Tu demeures cependant installé dans ton angle, ce n’est pas toi qu’ils sont venus quérir. Les plus vieux passent avant et ne reparaissent pas. Mais, curieusement, en cet instant, la créature adopte ta direction. Niais, tu soulèves ce qui te reste de chair afin de faire face a l'être colossal. Il empoigne ton avant-bras et, avec cinq autres squelettes, il quitte la pièce. Dehors, tu ne peux ouvrir les yeux, la clarté du boyau est trop intense. Tu perçois cependant votre grappe évoluer dans un conduit infini. Enfin, tu recouvres la vue, et, quelques instants après tu es précipité sur un sol froid et humide. Fortement, un son caverneux et morne vibre, c’est une voix qui commande. Mais, tu ne parviens pas à déchiffrer ce qu’elle exige. Tu es soulevé par une force inconnue et l’homme entreprend de montrer ce qu’il ordonne. Tu saisis la nature de la requête et tu t’exécutes rapidement.

Périlleusement, tu chemines, privé d’équilibre, aux côtés des autres carcasses. Vous déambulez vertigineusement sans comprendre le but de votre promenade. Tu es poussé, brusquement, dans des escaliers que tu dévales sans saisir le pourquoi du comment de la situation. Une cavité souterraine vaste et ténébreuse se découvre à tes yeux où plusieurs déchirures perforent inégalement la cloison; le guide s’oriente alors vers vous et amorce un discours.




« Vous êtes tous les neuf âgés de sept ans, sauf toi -Dit-il en te pointant du doigt-, et le moment de commencer votre initiation est venu. Pour commencer, je vais vous demander de choisir un des six tunnels qui se présentent devant vous. Ce sera le début de tout, ce qui fera de vous quelqu’un dans ce monde. Je vais vous présenter les différentes possibilités qui s’offrent à vous.

• La première porte le nom de Hachiman, Dieu de la guerre. Le chemin est encombré et semé d’embuches, il est parsemé de raccourcis fourbes et traîtres.

• La deuxième se nomme Saruta-hiko, Dieu de la terre. Cette route est abrupte et escarpée, elle jouera avec votre volonté et votre force physique.

• La troisième est Dôsojin, Dieu des routes. Cette voie est sûrement la plus facile, gardez cependant à l’esprit qu’une route, malgré son aspect linéaire, peut cacher bien des surprises, et pas que des bonnes.

• Le quatrième sentier est Shinigami, Dieu de la mort. Cette traversée fera tout ce qui est en son pouvoir pour faire de vous des hommes morts, il n’y a rien à ajouter pour celle-ci.

• La cinquième est Emma-ô, Seigneur des enfers et juge des morts. Ne vous laissez pas emporter par les douces tentations de cet abîme, vous y perdriez votre chemin à coup sûr.

• Enfin, la dernière et sixième porte, Ryūjin, le Dieu dragon de la mer et des éclairs. Ce chemin est sans aucun doute le plus difficile de tous. Je ne pourrais en parler, je n’y suis jamais entré, en fait, personne n’en est jamais sorti pour témoigner. Mais aujourd’hui, l’un de vous sera contraint de se sacrifier.

Je vous laisse décider du chemin que vous souhaitez suivre et je vous attends de l’autre côté, aucune limite de temps ne vous est imposée. Des vivres pour la semaine se trouvent dans les sacs postés devant chaque ouverture, si vous devez rester plus longtemps débrouillez-vous. Adieu jeunes garçons. »



Le silence se propage lourdement en ce lieu, seulement, les autres ne le laissent pas s’installer davantage. Ils se concertent en aparté, anxieux. Après quelques minutes de débat, tous se retournent, un regard gangrené d’orgueil posé sur toi. L’un d’eux prend ensuite la parole :


« - Toi là ! Tu prendras la sixième porte. De toute façon, tu es maudis alors tu peux bien mourir. Regarde tes cheveux ! Personne de normal n’a des cheveux blancs à huit ans ! Jamais je ne me sacrifierais pour un gosse maudit, et eux non plus ! »


Tu le scrutes sans beaucoup d’émotion. Tous ces propos sont pour toi une énigme interminable, et, malgré tout ce qu’il peut dire, tu es plus jeune qu’eux et, avant toute chose, tu es seul contre cinq. Aucune chance pour toi d’aller à l’encontre de ce qu’ils souhaitent. De toute manière, tu ne t’y attaches pas, sans valeurs, tu ne connais ni l’importance de la vie, ni ce sentiment de peur qu’ils peuvent ressentir. Insouciant, les mains dans tes poches crevées, tu te dirige tranquillement vers la fissure la plus à droite. « - Peu importe… » Dis-tu, difficilement. Tu ne sais guère dire plus.




Arrivant à la hauteur du sac, tu stoppes ton avancée. Cette ouverture est étrange, des rugissements semblent provenir de ses entrailles et une aura quelque peu malfaisante en émane. Sans réellement prendre conscience du danger, tu t’équipes de ce chargement pesant la moitié de ta masse et tu entreprends de t’insérer dans ce chemin dit périlleux. Tu chemines légèrement dans la galerie terne et funèbre qui t’as été imposée. En cet instant rien n’est encore advenu, tu poursuis donc calmement ta randonnée, jusqu’ici assez plaisante.

Brusquement, le sol s’affaisse sous tes pieds et tu chois sans saisir l’origine de cet éboulement. Des cailloux, des pierres et des rochers sont sur le point de broyer tes membres, et, étendu sur le sol, tu demeure d'autant plus figé par l’image que tes yeux t’exposent. Le sol, devenu pour toi le plafond, se reconstitue comme il s’est désassemblé précédemment. Allongé, tu laisses ce moment de stupéfaction s’éterniser. Tu n’es pas pressé après tout…


Arc II: Ryūjin


Des bruits de pas lents brisent ta quiétude. Tu soupires. Installé suffisamment agréablement pour ne pas vouloir bouger, tu laisses l'inconnu venir à toi.

Une odeur inconnue vient alors à tes narines, intrigué, tu te redresse vivement. Un homme grand et imposant se tient devant toi mais l'obscurité est trop épaisse pour que tu puisses percevoir une quelconque couleur l'habillant, seule une petite lueur rougeâtre s'intensifie régulièrement. Lâchant un nuage de fumée, il attrape ton col, te met sur son épaule, récupère ton chargement et s'en va d'une démarche posée. Sans comprendre, tu te laisses trimbaler dans une série de grottes de moins en moins obscures. Il y a une lumière au loin.
Elle se rapproche.
L'ayant atteinte, l'individu te pose puis s'assoit sur un siège sculpté dans de la pierre.
La pièce est grande, chaleureuse.

Plusieurs lanternes suspendues aux parois relâchent une lumière jaune-orangée agréable. Tu vois dans cette grotte un lit, une table et le siège sur lequel il est assis. Et, dans un coin sombre, tu aperçois un petit coffre fermé.

Quelque chose est différent. Le silence est différent, apaisant.
Rythmé par vos respirations, le temps semble suspendu.
La salle est embaumée d'une odeur réchauffante et tu es comme hypnotisé par toutes ces nouveautés; en particulier par cette lueur qui se différencie des autres.
Alors, la fatigue te gagne et tu sombres dans un sommeil sans rêves.


[...]


Quelques coups dans les côtes te tirent d'un repos réparateur. Les yeux encore bouffis, tu redresses la tête. Toujours la même grotte.

La même lumière. Le même siège, la même table, le même coffre... Mais le lit manque.
Après avoir fait le tour des lieux, tu t'aperçois que ce lit est celui sur lequel tu dormais plus tôt. Soudain, la couverture glisse. Tu te précipite pour la rattraper mais une masse noire te barre la route. Une main paraît entre les tissus sombres et les ornements or. Elle prend la couverture, la pose sur le lit et te met debout. C'est l'homme grand, maintenant tu le vois. Il a les cheveux longs, fins et rouges. Une sorte de masque lui cache la moitié droite du visage. Il a un habit élégant, bien différent de tes haillons. Après une observation mutuelle, il prend la parole:




« - Je suis Kasaï, je te propose un marché. Je fais de toi un homme invincible et tu me suis où que j'aille. »


Tu restes muet. Sans saisir ce qu'il te dit, tu plante ton regard naïf dans ses yeux majestueux.


« - Je vois, tu ne sais pas parler... Bon, on fera avec. »


Il te prend par le bras en te montrant ce qu'il veut. « Suis-moi ». Il te mène dans une autre salle, plus large, plus haute. C'est une grande cavité circulaire. « Arrêtes-toi ici »dit-il en te signifiant de ne plus bouger. Et il se place face à toi, quelques pas plus loin.


« - Je vais t'attaquer, uniquement au corps à corps. Essaie juste de ne pas prendre de coups. »


Ses dires sont accompagnés de mimes pour te faire comprendre ce qu'il va se passer. Saisissant à moitié, tu te mets instinctivement sur tes appuis et tu attends qu'il se décide à venir. Par chance, il ne fait pas attendre, marchant rapidement vers toi, les poings serrés. Son visage montre un air totalement neutre, presque indifférent.

Ça commence.

Les coups fusent à une rapidité fulgurante. Tu tentes maladroitement de les éviter obnubilé par ce visage ennuyé. Tu ne le supportes pas, ce regard. Tu prends un, deux, dix, trente coups, tu ne les comptes même plus, malgré tout, tu te relèves à chaque fois qu'il t'envoie à terre.

Pourquoi?




Pour la simple et bonne raison qu'à chaque fois que tu te relèves, ses yeux s'illuminent un peu plus d'intérêt. Sans qu'il n’ait rien demandé, tu commence à essayer de le frapper toi aussi. Une seule raison t’anime telle une flamme au fin fond de ton être. Représenter quelque chose pour cet homme si puissant. Cela ne fait  que quelques temps que tu l'as rencontré mais tu désires déjà être quelqu'un pour lui. Ton cœur est déjà plein d'admiration envers cette entité presque  divine.

Une fois de plus, tu t'écrases contre la paroi et humide. Ton corps te fait souffrir mais ta volonté est plus forte. Encore une fois, tu ne restes pas au sol. Prenant appuis sur ce qui te sert de muscles, tu fonces sur lui à ta pleine vitesse. Tu veux lui asséner un coup. Un sourire sur les lèvres, il tend le bras pour t'arrêter aussi simplement que s’il te posait la main sur l'épaule. Mais un plan s'était formé dans ta tête. Esquivant sa contre-attaque simpliste, tu tournes sur toi-même pour le frapper dans l'abdomen.

Tu l'as fait.
Tu l'as touché.
Incroyable.

Surpris, il baisse la tête vers toi. Une lueur est apparue dans ses yeux. La joie monte en toi. Mais ce n'est que de courte durée, lâchant un rire ravis, il te repousse et te renvoie aussi sec contre la paroi. Il sort alors de la cavité et te demande de venir avec lui. Comprenant enfin la phrase, tu escalade le mur de terre lisse difficilement avec le peu de force que te procure l'adrénaline de ta réussite. L'homme est sur le point de partir au moment où tu t'écroules sur le sol sans pourvoir bouger.


Arc III: Préparation


Les jours passaient et se ressemblaient. Une journée commençait toujours par une excursion à l’extérieur de la « base » que Kasaï avait établis bien avant que tu n’arrives dans sa vie. Cette sortie avait pour but de trouver les vivres pour le temps où tu seras debout. C’était à toi de trouver le repas de ton maître, tu étais donc seul dans cet endroit menaçant.




Chaque jour, tu t’enfonçais plus loin dans les profondeurs humides du boyau informe.
Chaque jour, un nouveau met ravissait tes papilles.
Chaque jour, il en attendait plus de toi mais…
Chaque jour, il était un peu plus intéressé.

Un entrainement physique prenait la suite.
Dans cette grande cavité que tu connaissais si bien, Kasaï t’attaquait et tu devais contrer et éviter ses coups tout en essayant de le frapper toi aussi.

Une sensation revenait inlassablement durant cet exercice. Quelque chose faisait…
… Mal?

Cependant, avant que tu ne saches l’exprimer, ton mentor t’avait fais comprendre que ce n’était qu’une impression inutile venant de ton cerveau.


~ Flash Back ~



« - Ce n’est que dans ta tête, n’y fais pas attention où tu risquerais de ne plus m’intéresser. »


Ces mots suffisent à te faire oublier cette sensation qui ne causerait que ta perte. Tu repars illico pour reprendre tes allers-retours.


~ Fin du Flash Back ~



En peu de temps, cette cavité s’était beaucoup creusée. Dû au nombre incalculable de fois où ton corps rencontra la paroi, celle-ci avait reculé de plusieurs mètres déjà. Tu ne semblais pas faire de progrès, mais, étrangement, Kasaï ne cessait de sourire plus. A chaque fois que tu avais l’impression de t’habituer à ses mouvements, ceux-ci devenaient plus rapides, plus puissants, plus violents. Mais, étrangement, tu aimais cet exercice.

C’était violent et tranquille.
C’était brûlant et glacé.
C’était cruel et doux.


[…]




Cet entraînement recouvrait toute la matinée. Ensuite tu apprenais à parler, à compter et à lire dans une immense bibliothèque. Tu t’étais d’ailleurs demandé comment ton mentor avait bien pus faire descendre tous ces livres ici. De ce que tu avais appris, il y avait un monde en dehors de ces grottes où tu avais toujours vécus. Et Kasaï avait apparemment des projets pour ce monde. Toi, peu t’importait, tout ce que tu voulais, c’était être utile à cet homme. Ses actions et ses ambitions ne te concernaient pas, tu avais juste à rester à ses côtés pour toujours. Tu avais appris la géographie, la politique et les lois du monde dit des Shinobi et il te plaisait pour le moment, une façade de paix cachant des envies de conquêtes sanglantes. Tu avais maintenant la notion du temps et cela faisait maintenant près d’un an et demi que tu t’entrainais tous les jours. Le jour de tes sept ans, Kasaï avait annoncé que la journée ne serait plus constituée que d’un entraînement physique. Tu avais apparemment appris tout ce que tu avais à apprendre et tu devais maintenant devenir puissant pour ne pas gêner ton maître.


Arc IV: Terminus


Après quatre ans d’entraînement, tu parvenais enfin à parer et à riposter contre Kasaï. Mais tu voulais encore progresser, cette puissance ne te suffisait pas. Mais tes espoirs s’effondrèrent en un instant quand il t’annonça la nouvelle.


~Flash Back~



« - Ton entraînement ici est fini, sors et ne reviens pas. Si tu ne parviens pas à sortir de ce tunnel, tu ne seras jamais digne de suivre mes pas. Si tu ne survis pas « là-bas », tu n’es pas digne de mon intérêt. »


Tu n’en reviens pas, quelque chose en toi s’effondre. * - Je… Ne… Suis… Pas… Digne…* Un sentiment encore inconnu grandis en toi.
Tu ne peux pas le contrôler.
Tu ne peux plus te contrôler.






~Fin du Flash Back~



Tu t’étais précipité dehors sans t’en rendre compte.
Tu avais franchis la porte.

D’un regard inaccessible, Kasaï referme la porte derrière toi.


« - Ne te retournes pas. N’oublie pas la promesse que tu m’as faite. »


Sans vraiment comprendre, tu te tournes dos à cette échappatoire close. Ta poitrine te fait souffrir mais, comme il te l’a appris, tu oublies la douleur. Hésitant, tu mets un pas devant l’autre à contrecœur. Tu veux être avec lui, mais tu ne l’intéresse plus.


[…]


Le boyau est de plus en plus sombre et tu n’y vois presque rien. Tu es bien plus loin que tu n’es jamais allé et les odeurs sont devenues inexistantes. La terre froide autour de toi semble transpirer de ténèbres. Une impression de malaise grandis en toi.

Soudain, quelque chose se dresse devant toi. Une entité inconnue. Sans perdre ton sang froid, tu cherches dans ta mémoire une quelconque information sur cette « chose » face à toi. Mais elle n’attend pas que tu trouves le moyen de te défendre. Une forme fuse vers toi, tu l’évites avec facilité, peu importe ce qu’il est, il est loin d’être au niveau de Kasaï. Tu ne réfléchis plus, tes réflexes ne nécessitent pas de réflexion. Seule la puissance compte dans un combat au corps à corps. Ton poing est préparé, serré. En un instant qui t’as parus une éternité, tu donnes un coup destructeur au singe démoniaque qui s’effondre, inerte.

Indécis, tu te penches au dessus de lui pour récupérer sa viande. Tu découvres étonné que certains de ses organes aient explosés de l’intérieur. Sans t’y attarder, tu prends ce dont tu as besoin, tu fais un feu et tu t’octroie une pause déjeuné.


[…]


Tu reprends la route, silencieux. Sur le chemin, d’autres animaux similaires au premier essayèrent de t’arrêter mais ils ne sont pas au niveau. Au bout d’un certain temps, les singes ne se montrent plus, ton épreuve ressemble alors plus à une ballade qu’autre chose. Déçus, tu traînes les pieds. Mais une sensation te stoppe.
Une puissante entité vient vers toi.
Elle arrive.

Sur tes appuis, tu te retournes. Prêt à en découdre avec cet adversaire pour le moins intéressant. Ça commence. Il est rapide, agile, puissant. Son style de combat te fait penser au tiens d’il y à un an. Des échanges de coups fulgurants font rage. Tu en prends, tu en donnes, mais quelque chose manque.




Tes yeux s’étant habitués à l’obscurité te montrent un spectacle désastreux. Un jeune garçon se bat contre toi. Il est dans un état déplorable. Sa chair moisie dégage une odeur putride. Ses cheveux gras sont présents par touffes sur son crane blessé. Ses yeux, par-dessus ses cernes creusés, ont perdus toute lueur. Son regard vide se lève vers toi et sa voix enrouée se fait entendre.


« - Yo… Alors comme ça, c’est toi mon remplaçant ?... Je me demande quel goût tu as… Tu ne comprends pas ?... Peu importe puisque tu vas mourir ici et maintenant… On ne sort pas de ce tunnel, c’est un labyrinthe où ce salaud abandonne ceux dont il ne veut plus… »


Son ton devient de plus en plus fort. Ce garçon ne t’inspire que du dégout et…
… de la peur ? * - Ceux dont il ne veut plus ?*
Tu ne peux pas y croire.
Tu ne veux pas y croire.


« - Je ne mourrais pas. Tu pourras essayer tant que tu voudras, je ne mourrais pas! Même si Kasaï m’abandonne, même si il ne porte plus d’intérêt pour moi, je ne mourrais pas! Si je meurs maintenant, ça serait avouer que je ne suis pas à la hauteur, ça serais avouer que je ne suis pas digne de l’avoir rencontré! »


Fonçant vers lui à pleine vitesse, tu ne lui laisses pas le temps de riposter.
Plantant ton pied juste devant les siens. Le bras en arrière. Tu prends une position d’une solidité extrême. Rassemblant toute ta force dans ton poing. Tu lui assène un coup fatal dans l’abdomen. Du sang gicle de sa bouche et de son ventre. A ce moment là, quelque chose se passât en toi.
Rapprochant ton visage de son oreille, tu lui murmure doucereusement.


« - Belle couleur… Ne voudrais-tu pas me la montrer à nouveau ? Mais juste un conseil… Ne t’avise plus jamais de l’insulter. »


Il ne répond pas. Relevant sa tête de ta main gauche, tu découvres un visage totalement éteint.


« - Quoi? Déjà mort? Tch! Décevant! »


Tu le laisses tomber d’un bruit sourd et tu pars pour la sortie de ce soi-disant labyrinthe. Avançant lentement dans le tuyau sombre, tu cherche à dénicher de quelconques ennemis. Mais personne ne vient te barrer la route à nouveau. Est-ce dû à ton attitude menaçante où à cette aura malfaisant que tu dégages sans t’en rendre compte ? Peu t’importe, tout ce que tu veux pour le moment, c’est revoir ce beau rouge.


[…]


Après plusieurs jours d’errance dans ce tunnel, tu aperçois une lueur au loin. La sortie est juste là, à portée de main. Mais une créature tente une fois de plus de t’empêcher de sortir. Ça a une présence imposante et ça semble puissant. Tu stoppes alors ton avancée vers la sortie et, d’une voie claire et perçante tu déclames.




« - Sort de là. Je vais te combattre et je serais le seul à sortir d'ici. »


Une ombre noire cache alors la lumière de la sortie. C’est un homme, un homme grand. Sans attendre quoi que ce soit, tu fonces sur lui alors qu’il avait pris la parole.


« - Comment as-tu trouvé la réponse? J’ai moi-même mis plus d’un an à la trouver, j’en ai même… Oy!»


« - Dis ce que tu veux mais je n’attendrais pas que tu sois prêt… »



Usant de ta vitesse et de ta petite taille, tu le frappe de toutes parts. Sans lui laisser le temps de se mettre sur ses appuis, tu accélère la cadence de plus en plus. Enchaînant coup de poings, coups de coudes, de genoux, de pieds…

Soudain, alors qu’il essayait de contre-attaquer, il trébuche et tombe sur le sol. Le regardant de haut, tu t’avances vers lui lentement. Une lueur indescriptible dans les yeux.


« - Mm… Encore décevant… »

« - A… Attends! Qu’est c’que tu va faire?! »

« - … Je vais faire sortir ce vermillion de ton corps… »

« - N… Non! Je ne veux pas mourir! Arrête-toi! »

« - Hé bien, arrêtes-moi, vas-y. Je n’attends que ça. »



L’homme se relève tant bien que mal. Il a beau être plus grand que toi, tu n’es ni impressionné, ni en position de faiblesse. Tu esquives une droite en fléchissant les genoux pour enchainer sur un uppercut sous le menton. Ton adversaire se soulève de quelques centimètres et crachat du sang. Emerveillé, tu serre le poing, et, avec force, tu le plaque au son avec un coup dans l’abdomen. Précipité au sol, l’homme crache encore plus de sang. Sur le dos, il commence à s’étouffer. Tu te relèves tout en disant heureux.




« - Merci pour ce beau rouge… »



Arc V: Pandémonium



Les applaudissements assourdissants dans cette salle circulaire rendent cet instant hors du temps. Ton nom est annoncé et tu est jeté sur la sable. Relevant la tête, tu aperçois un autre homme en face de toi. Il est grand, musclé et plus âgé que toi. Sans réellement saisir ce qui se passe, tu scrutes cette foule si bruyante. Mais une voix résonnante attire ton attention.


« - Mesdames et Messieurs! Nous accueillons aujourd'hui une nouvelle pièce de choix! Son nom? Ryukaï! Etant le seul à avoir triomphé de Ryūjin, il en portera le nom! Durant quatre ans, nous avons perdus toute trace de lui, mais, hier, il nous à été rendu! Un jeune garçon aux cheveux blancs, quoi de plus rare! Il ne manqueras pas de vous divertir, j'en suis sûr! Face à lui, vous le connaissez déjà: Mashiro! »


Écoutant avec attention ce discours à coucher debout, tu es irrité par ce nom qu'ils t'ont donné.
* - Ryukaï? Comment osent-ils souiller le nom que Kasaï m'as offert en l'ignorant? * Alors que la voix parle, le silence est revenu dans les gradins. Tu entend alors la règle du jeu.


« - Tuer ou être tué, telle est la règle de l'Arène. Ryukaï, Mashiro, Combattez! »


* - Tuer ou être tué? * Cette règle te vas à ravir. Un sourire démoniaque sur le visage, tu attend que ce Mashiro vienne à toi. Sur tes appuis, les yeux avides de sang, tu le regardes courir. Ses mouvements préviennent sa force et son expérience. C'est un combattant aguerris. Une rude bataille s'annonce. Tu esquives une droite puis un uppercut. Rapides et puissants, ses coups ne manquent pas de te frôler. Tout en ripostant tu réfléchis à un plan...

... * - Un plan? Haha! Mais à quoi je pense moi?! * Un plan est inutile, tu as toujours fonctionné à l'instinct et ce n'est pas aujourd'hui que cela changeras. Fermant les yeux, tu laisses ton corps agir à sa guise. Tu sens les attaques et tu sais déjà lesquelles encaisser ou esquiver. Comme un pantin dans tes mains, ton ennemi agit comme tu l'entend. Lui faisant faire les mouvements que tu souhaite, tes membres bougent en harmonie avec son rythme. Cela coule comme de l'eau de roche. Préservant ton énergie et épuisant Mashiro, tu frappes au moment le plus opportun pour le déstabiliser. Sans frapper vraiment fort, tu es suffisamment précis pour causer des dommages.




Alors qu'il est au sol, tu t'approches insatiablement de ta proie. Ouvrant alors les yeux, tu la vois, cette créature si lamentable. Tu n'as qu'une envie: la saigner jusqu'à la dernière goutte. A cheval au dessus de lui ,tu entame une longue série de coups. Martelant son abdomen comme son visage, tu souris sans pitié. Brisant ton euphorie, la voix omniprésente retentis à nouveau.


« - Mesdames et Messieurs! Nous avons un vainqueur! Ryukaï! »


Une nouvelle proie t'est donné, une nouvelle fois, tu la décents. Encore et encore, tu combats dans cette arène où le sable se teinte de ce rouge que tu aimes tant. Et des acclamations de plus en plus bruyantes ne cessent de t'irriter. Tuer est , certes divertissant, mais c'est un moment que l'on pourrait qualifier d'intime entre la proie et le chasseur. Tu ne supportes pas ces spectateurs. Si au moins ils se taisaient, par respect. * - Je vais vraiment finir par craquer... *


« - Mesdames et Messieurs, j'ai le regret de vous annoncer que les festivités sont terminées pour aujourd'hui. Ryukaï nous en aura fait voir de toutes les couleurs mais c'est la raison pour laquelle vous êtes là! Je vous donnes donc Rendez-Vous... »


Détourant ton attention d'un discours qui ne te concerne pas, tu scrutes avec intérêt le nouvel arrivant. Marchant lourdement sur le sable chaud, l'individu semble se diriger vers toi. Restant muet, tu te prépares à un nouveau combat en ignorant les dires de la voix résonnante. Mais avant que tu ne puisses faire le moindre mouvement, tu t'effondra sans comprendre pourquoi.




En te réveillant, tu te retrouves suspendus à des chaines, les bras en croix. Face à toi, l'homme qui t'avais récupéré à la sortie du tunnel de Kasaï. Il commence à te parler de tout et de rien mais, très vite, il rentre dans le vif du sujet. Il te demandais des informations... Des informations sur ton maître. * - Comme si j'allais le vendre, sont-ils vraiment si stupides?.. *


« - ... Je ne sais pas de quoi vous parlez mais, tout ce que je peux vous raconter, c'est ce qui c'est passé dans ce tunnel... Un tunnel sombre où j'ai erré durant quatre ans, perdant toute notion de temps... J'y ai rencontré des ennemis et j'y ai appris à survire... »

« - Mais dis-moi, comment as-tu appris à parler alors? Et comment es-tu sortis du tunnel? »

« - J'ai toujours sus parler, c'est juste que vous n'êtes pas assez clairvoyant pour vous en apercevoir. Et pour ce qui est du tunnel, il suffit juste de ne pas chercher la sortie et celle-ci vient. »


Sans ajouter un mot de plus, l'homme en question déclenche une machine qui envoie de l’électricité au travers de ton corps. « - Lorsque tu seras plus enclin à parler, fais-moi signe. » Et il s'en alla un sourire sans joie sur les lèvres.

Ainsi se passaient tes journées. La nuit, tu subissait diverses tortures et le reste du temps, tu combattait dans l'arène. Tu commençais d’ailleurs à devenir un combattant assez expérimenté et tu étais désormais capable de t'adapter à n'importe quel style de combat. En te synchronisant avec le rythme de tes adversaires, tu avais appris à être silencieux. D'une discrétion déconcertante, tu surprenais tes ennemis sans qu'il puissent entendre le moindre pas, le moindre froissement.



Arc VI: Libération

Quatre ans plus tard


Ta respiration rauque se fait ouïr dans cette place sombre et humide. Prêt, le dos légèrement courbé, tes bras pendent le long de ton corps, détendus. Cette voix résonnante brise, à nouveau, le silence pesant du théâtre que tu domines sombrement. Tu lèves ton regard privé de toute émotion. Tes genoux ainsi que tes bras se fléchissent lentement, préparé à l’assaut. Tu attends le départ. Elle est là, figée, pétrifiée, effrayée, horrifiée par ton allure bestiale comme par ce lieu nu de sens et d’humanité. C’est ici, maintenant, qu’elle encaissera la paye de sa chute au purgatoire. Cette âme, égarée dans l’hypogée des limbes, elle t’appartient, elle est ta proie. Esquissant un sourire vorace, un éclat de désir émergeant dans tes yeux, tu abandonnes délicatement à tes lèvres la sentence de ceux qui chutèrent dans les abîmes du Pandémonium.


« Tuer ou être tué… Telle est la règle de ce monde… Sauras-tu survivre ? »




Les yeux écarquillés d’épouvante, les membres paralysés par la peur, elle fixe la faucheuse venir à elle. Tu anéantis, hâtivement, le bref intervalle qui l’isolait de tes griffes mortelles. Puis, arrivant face à elle, tu lances ton bras droit jusqu’alors resté en arrière.
Elle tente de parer tes coups mais ils sont trop véloces et puissants. Le plasma rougeoyant de sa chair se dévoile doucement. Soudain, un silence sourd s’abat sur la pièce, le sang jaillit. Ton euphorie est indescriptible Le liquide chaud et vermillon encore sur les mains, tu ne peux réprimer ce rire qui croît dans les profondeurs de ton être. Sanglant, tu es pris de démence et ton rire détraqué retentit aux quatre coins de la scène. Rire suivi par les acclamations de cette multitude démoniaque qu’est ton public, tu suspends cependant ton délire et tu les scrutes avec dégoût. Tu savourerais avec joie que l’un d’eux vienne dans l’arène pour que tu puisses goûter à leur orgueil et briser leur fierté d’hommes « propres ». Mais non, ce plaisir sera pour une autre fois. Faisant demi-tour sur le sable que tu abreuvas toi-même de sang, tu t’en retournes dans l’abîme qui est et a toujours été ton foyer. Alors que les grilles sales et graisseuses se ferment sur toi, tu fais volte face vivement. Mais avant que tu ne puisses commettre le moindre remous, une infime pression vînt perturber la tranquillité de ta gorge et répandis une charge dans l’intégralité de ton corps. La vision du cadavre inerte étendu sur le sol devenant floue, tu te laisses sombrer paisiblement dans cette léthargie trop brève.

Tu te retrouves une fois de plus suspendus à ces chaînes. Mais un bruit sourd te réveille en sursaut. Ouvrant les yeux, tu crois d'abord à un rêve. Il est là, devant toi, une cigarette entre les dents.


« - K... Kasaï? »




« - Yo Hijôma! Te portes-tu bien? Les préparatifs sont terminés, le monde est fin prêt à t’accueillir. Fin prêt à accueillir la boite. Désolé d'avoir été si long. »


Saisissant a moitié les mots à cause de ta joie, tu admire ton mentor inlassablement. Mais du grabuge te sort de cette admiration. Des intrus arrivent. Sans attendre plus longtemps, tu te libère de tes chaînes pour défendre Kasaï.




Une multitude de gardiens arrivent alors. Voulant aider, tu te place au côtés de ton maître. Mais celui-ci te fais reculer doucement. Exécutant une série de signes, il crache une large masse de flammes de sa bouche. L'attaque se dirige droit vers l'ennemi en brûlant tout dans son sillage. Sa voix résonne dans le souterrain: « - Katon, Zukkoku. » Fasciné par cette technique, tu reste planté, émerveillé. Mais Kasaï t'ordonne de le suivre et tu ne le fais pas attendre plus.

Après avoir marché quelques mètres, Kasaï lève la tête vers la voûte et exécute une nouvelle fois une série de signes. Sans parler cette fois-ci. Intrigué, tu regardes, toi aussi le plafond. Ta surprise est indescriptible. Le plafond s'ouvre comme une fleur au printemps. Kasaï t'attrape, te met sur son épaule et saute vers l'ouverture. Derrière vous, la fente se referme comme elle s'est ouverte. C'était la même technique que le jour où tu l'avais rencontré.


~Flash Back~


Brusquement, le sol s’affaisse sous tes pieds et tu chois sans saisir l’origine de cet éboulement. Des cailloux, des pierres et des rochers sont sur le point de broyer tes membres, et, étendu sur le sol, tu demeure d'autant plus figé par l’image que tes yeux t’exposent. Le sol, devenu pour toi le plafond, se reconstitue comme il s’est désassemblé précédemment.

~Fin du Flash Back~



Au dehors, l'air est si pur, si frais. Tu n'as jamais rien connus de plus revigorant, c'est comme si... Comme si tu naissais à nouveau. Une nouvelle vie s'offre à toi. Le ciel semble sans limite avec ces étoiles scintillantes. * - C'est donc ça la nuit? Je ne pensais pas que cela pouvait-être si beau... * Incapable de savoir où regarder, tu apprécies la découverte du monde extérieur avec un plaisir inouï. Les livres ne décrivaient que le côté objectif des choses.

Puis vous retournez à la terre ferme. Face à vous, un nouvel individu. Instinctivement, tu te met sur tes gardes et tes appuis. Tu n'as jamais rien connu d'autre que les combats après tout. Mais Kasaï t'arrête d'un signe de main et l'individu prend la parole.


« - Les alentours sont sûrs, je les trouve même trop calmes, il faudra faire attention. Les terres de Kumo sont très surveillées à cause d'Iwa qui les convoite. Mais bon, entre vous et moi, je doute que l'on craigne quoi que ce soit. »




« - Ah! Toujours aussi fiable! Je n'en attendais pas moins de toi Senshi. Je te présenta Hijôma Ryukaï. Ryukaï, je te présente Kyōryoku Senshi. C'est un épéiste hors pair et sans égal. Mais tu apprendras à le connaitre de toutes façon. »


Senshi te fait un sourire avant d'ajouter amicalement: « - Le monde que tu as connus est bien différent de celui où tu vas vivre maintenant. Mais je pense que tu t'y habitueras assez vite. Si tu as besoin d'aide, n'hésite pas. » Après une tape légère sur l'épaule, il fait demi-tour et se met en route. Kasaï le suit et toi aussi.

Ce jeune homme t’intrigue, il est différent de toutes les personnes que tu as rencontré jusqu'à maintenant, bien trop différent. Tu ne sais pas comment réagir à cette proximité qu'il établit spontanément entre vous. Mais un autre sentiment te dérange, la façon dont il parle à ton maître.
* - Serai-ce... De la jalousie?.. * Comme si il lisait dans tes pensées, Kasaï posa sa main sur tes cheveux tout en allumant une cigarette.



Pandora



Après une bonne semaine de marche, vous arrivez enfin à destination. Sur la route, tu apprends beaucoup. Notamment sur l'objectif de Kasaï, il te plais et tu veux l'aider. Tu découvres aussi que Senshi est passé par la même épreuve que toi et tu le comprends maintenant bien mieux. On te met au courant de l'état actuel du monde. Konoha et son nombre de malfrats grandissant. Suna et ses avancées technologiques, Iwa et le culte du Tsuchikage. Kumo affaiblis. Sans oublier Kiri, le nouveau médiateur du monde.

Un village se présentent donc devant vous, c'est un petit village mais il te paraît actif. Vous descendez de la colline alors que le soleil fait scintiller l'herbe. Arrivant à la hauteur des maisons, Kasaï salue un homme aux cheveux rouges de la main. Il porte un bandeau et un cache-oeuil. Il te paraît étrange mais pas réellement agressif.




T’apercevant, il laisse tomber tout ce qu'il a entre les mains, saute par dessus son comptoir et fonce vers toi. Tout en te prenant les mains, il s'écrie:

« - Hoooooo! C'est Toi Hijôma?!! Kasaï m'as raconté où tu vivais!!!! Comme tu as dû souffrir! Je te promet qu'ici, tu te plairas! Et si tu ne te plais pas, viens me voir, ok? Ok?! Mais c'est q't'es tout jeune!! T'as quel âge?! Et comment trouves-tu le village?! »

« - Laisses-le respirer Kajiya, il va avoir peur! »

Sans répondre à ses questions, tu es totalement dérouté par son comportement. * - Cet homme est-il totalement simplet? * Mais étrangement, tu apprécie cette nouvelle ambiance qui s'offre à toi. Elle est douce et chaleureuse, bien, bien loin de l'arène et du cachot.


« - Sen-chaaaaaaaan!!! Tu es de retour!!!! »

« - Haha! Comment vas-tu? »


Alors que tu écoutes ces retrouvailles, ton mentor te pose la main sur l'épaule. « - Viens, je vais te montrer l'endroit où tu vivras. » Et il te mena au travers des différentes maisons pour s'arrêter devant l'une d'elles un peu retirée des autres.


« - Tu logeras ici, comme l'un des cinq chargé de protéger le village. Tu es le Rédempteur, je suis le Joker. Ce ne sont que des titres, pour faire simple, tu fais partie de ceux qui dirigent le village. »


Il t'explique quelques choses en plus notamment que Senshi fais partie de l'un des cinq en tant que Spadassin et que Kajiya est le forgeron du village. Puis, il te laisses t'installer dans la maison plutôt spacieuse. Après avoir fais le tour des lieux, tu sors de chez toi pour faire un tour dans le village. Tout cela t'es bien étrange, tu ne saisis pas tout mais tu sens que c'est ici que tu souhaite vivre.

Alors que tu marches au bord d'un ruisseau, tu aperçois un jeune garçon brun manipuler de l'eau. Fasciné, tu te demandes si tu en serait capable, toi aussi. Le soir venu, pendant le dîner que tu partages avec Kasaï, Senshi et Kajiya, hésitant, tu prend la parole.


« - Heu... Dites... Comment fait-on pour maîtriser du Feu où de l'Eau? »

« - Ma-sa-ka Ryu-chan!!! Tu veux maîtriser ton chakra?! »

« - Cha-quoi? »

« - Oui, pourquoi pas. Je t'expliquerais comment, demain. »

« - Vraiment?! Merci! »


C'est heureux que tu commence ta nouvelle vie dans ce village nommé Pandora.



Mentalité & Physique

Caractéristiques Physiques:

Ryukaï est un jeune garçon de seize ans. Du haut de son mètre soixante-six il n’impressionne pas grand monde. Cachée sous ses vêtements amples, sa musculature est bien dessinée. Son haut est dans des teintes de violet ainsi que son short et ses chaussures. Ses cheveux argents sont fins et ébouriffés et ses yeux sont d'un bleu marin.

Caractéristiques Psychiques:

Hijôma est quelqu'un qui sais s'adapter à tout que ce soit dans un combat où dans la vie. Il idolâtre Kasaï au plus haut point et il lui obéit au doigt et à l'oeuil. Ryukaï est ni rancunier ni sombre. Malgré son expérience dans les souterrains, il reste totalement fasciné par le monde et les relations humaines. Il reste tout de même capable d'éliminer un homme sans ciller. C'est un garçon qui parle bien et qui aime avoir des conversations posées avec des amis dont il ne connaît pas encore vraiment la définition. Il n'est pas insensible et plutôt compréhensif. Il met un point d'honneur sur le respect que les gens doivent apporter à Kasaï.



©Never Utopia


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Uchiha Kazega
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MessageSujet: Re: Ryukaï [ Présentation Terminée ]   Mar 3 Mar - 21:07

Attention.... VOILA MON AVIS CHÈRE COLLÈGUE !

Pour commencer, je sais le temps que tu as passé sur cette présentation, et à quelle point tout est réfléchit.

Je veux tout savoir ! Trop d’immersion la !

Sans déconner, j'ai totalement accrocher à ton personnage. Tu décris très bien ce qu'il ressent !
C'est une longue présentation, que je recommande de lire en deux fois !
L’immersion est soignée, étant donné que je me suis mis à la place de Ryukaï à plusieurs reprises ! Je penses que l'utilisation de la deuxième personne du singulier y est pour quelque chose !
La suite se fait désirée, on a hâte de te voir RP !

Et "tu", sa tue ! !

Utiliser la deuxième personne du singulier donne un style vraiment particulier à ton texte et nous met à la place de ton personnage.
Cela aide donc à comprendre ce qu'il ressent. Etant donné que ton personnage à parfois un comportement méprisable, cela aide le lecteur à tout de même s'attacher à lui.


Originalité : 20/20

Texte très originale, même si on retrouve l'image du gamin qui se débrouille très bien très jeune, c'est pleinement justifié ! Je n'ai prévu aucune des action de ton histoire !
Ton style d'écriture est très originale aussi ! J'ai particulièrement aimé ce style d’enchaînement de phrase que tu as mis plusieurs fois, j'ai trouvé sa très poétique.
"C’était violent et tranquille.
C’était brûlant et glacé.
C’était cruel et doux."


Et le top du top, tu inventes le village : PANDORA


Pas d'erreur ou presque ?

Le respect du contexte n'est pas une surprise venant de toi, qui est si maniaque !

Rien que la première phrase de la présentation sort de l'ordinaire, j'ai de suite accroché !
On notera seulement quelques fautes dans le choix des mots, qui n'était pas forcement compréhensible (j'ai vu 2 fautes au total... pas grand choses vraiment).

Ton personnage est puissant pour sont âge mais le fait qu'il ne sait pas encore utiliser le chakra ne le rend pas TROP fort et ne nuira pas aux autres joueurs.

Tu aurais pu nous présenter un peux mieux le village de PANDORA histoire d'en savoir un peux plus mais en tant qu'admin, je sais qu'un sujet sera ouvert à ce propos. Smile

Mais à part sa c'est proche de la perfection !

Je te valide, Rédempteur de Pandora de Niveau 85, je penses que cette note vaux largement le temps que tu as passer sur cette présentation. Bravo !

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Hijôma Ryukaï
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MessageSujet: Re: Ryukaï [ Présentation Terminée ]   Mar 3 Mar - 21:11

Ou sont les erreurs!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Sinon, merci beaucoup pour toutes ces éloges que je ne mérite pas! ^^
J'ai, moi aussi hâte de vous dévoiler la suite!!

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MessageSujet: Re: Ryukaï [ Présentation Terminée ]   

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